A la UneApproche Corps-espritMéditation

La Géométrie Sacrée, des origines à nos jours

Origines, principes, symboles et applications

1. Définition

Le terme de géométrie vient du grec « geometres » qui veut dire géomètre, arpenteur, avec la racine « ge » qui veut dire terre, associé au mot « metron », la mesure.

On pourrait donc résumer ce terme à la mesure de la terre.

Ce terme avant tout mathématique est associé ici à d’autres dimensions, plus symboliques, spirituelles voir religieuses.

Les sciences en général tendent à démontrer que l’univers est regie et structuré selon des lois mathématiques intelligibles ou les formes géométriques sont récurrentes, tel des matrices organisatrices de notre réalité.

Cependant, dans toutes les traditions anciennes, la géométrie n’a pas été seulement un outil mathématique, mais un langage sacré, capable de décrire l’harmonie entre le visible et l’invisible, la matière et l’esprit.

La géométrie sacré telle qu’on la connait aujourd’hui est issue de la pensée new-age qui voyait dans la forme, l’énergie.

2. Origines historiques et culturelles

2.1 Civilisations anciennes

La géométrie est présente dans presque toutes les grandes civilisations et souvent en rapport avec le sacré, le divin ou le mystique :

Les grandes constructions comme Stonehendge, Gobekli Tepe, les pyramides et temples d’Égypte ou de mésoamérique, les ziggourats mésopotamiennes, le parthénon et bien d’autres encore reposent souvent sur la géométrie.

Mais en y regardant de plus près, toute ces constructions et inventions ont le plus souvent aportées des dimensions plus spirituelles.

  • Égypte antique : pyramides et temples, proportions basées sur le nombre d’or dédiés à la mort ou aux dieux.
  • Mésopotamie : géométrie cosmique, zodiaque, cycle de vie liée au cosmos.
  • Grèce antique : Pythagore, Platon, Euclide, mélangeaient les mathématiques à la phylosophie entre autre. Pythagore (VIe siècle av. J.-C.) enseignait que : « Tout est nombre » Pour lui, les nombres et les formes géométriques possédaient une dimension spirituelle. Les relations mathématiques exprimaient l’harmonie universelle, notamment dans la musique, l’astronomie et la structure de la matière. Alors que Platon exprimait l’idée que Dieu créait de façon géométrique constament et continuellement!
  • Inde : mandalas (Diagramme circulaire représentant l’univers et utilisé comme outil de méditation) , yantras (Diagramme mystique hindou utilisé dans la méditation comme représentation visuelle de l’absolu. ), Sri Yantra (Diagramme sacré hindou représentant l’univers et le corps de la déesse).
  • Civilisations mayas et aztèques : calendriers, cycles géométriques (lignes de Nazca) où se mélandeait rituels et sacrifices.
  • Tradition chinoise : géométrie du Feng Shui, carré magique Lo Shu, Ying-yand taoïste.

Toutes ces civilisations voyaient les formes géométriques comme des passerellesentre l’humain et le divin.

3. Principes fondamentaux de la géométrie sacrée

3.1 L’unité

Tout commence par le point, symbole de l’unité, de la source originelle, du potentiel pur, il contient toutes les possibilités, de la puissance créatrice à la fin de toutes choses.

Il est paradoxal car sans dimension mais les contenant toutes.

Il peut être Dieu non manifesté, vide fertile, conscience pure, singularité ou zéro absolu.

3.2 La dualité de la ligne

La ligne naît du mouvement du point, introduisant la direction, le temps ou le choix.

Elle symbolise la polarité : masculin / féminin, lumière / obscurité, esprit / matière…

3.3 Le plan

L’intéraction des lignes, l’apparition de surfaces et de relation entre elles.

3.4 Le volume

Formes incarnées qui donnent accès à l’espace, aux dimensions.

3.3 La création

Le cercle représente l’unité manifestée, la totalité, l’infini et la perfection, ni début ni fin.

4. Les formes fondamentales de la géométrie sacrée

4.1 Le cercle

Le cercle est universalment reconnu comme la forme parfaite, symbolisant l’unité et l’éternité.

On la retrouve dans les mandalas, les rosaces, dans l’espace.

Aucune hierarchie dans cette forme qui n’a ni début ni fin et dont chaque point est équidistant du centre.

Il est à la base d’une multitude de constructions de l’art sacré.

4.2 La Vesica Piscis

Formée par l’intersection de deux cercles de même rayon se chevauchant selon une distance égale à leur rayon, elle génère le triangle équilatéral donnant naissance aux proportions harmoniques.

C’est la naissance de la création, l’union des opposés, le passage entre deux mondes.

4.3 La Fleur de Vie

Figure composée de cercles entrelacés formant une structure harmonieuse, la fleur de vie est une trame géométrique générative.

Chaque cercle naît du centre d’un autre, de façon auto-répétitive avec une croissance illimitée.

Elle représente la création continue, l’interdépendance et l’interconnexion.

La Fleur de Vie contient en elle d’autres formes fondamentales et est souvent considérée comme un diagramme cosmologique.

4.4 La Graine de Vie

Composée de 7 cercles, elle représente :

  • Les 7 jours de la création
  • Les 7 étapes de manifestation
  • Les 7 chakras (selon certaines interprétations)

4.5 Le Fruit de Vie

Structure issue de la Fleur de Vie, il est composé de 13 cercles.

Il représenterait la base de chaque atome dans leur structure moléculaire.
Elle est considérée comme une carte énergétique de l’univers.

4.6 L’oeuf de vie

Il est composé de 7 cercles qui représente la forme embryonnaire de la vie cellulaire.

Plusieurs formes géométriques en sont issues, comme certains solides de Platon (cube, tétraède), ainsi que l’octangle étoilé (étoile de david).

4.7 Le Cube de Métatron

Forme tridimensionnelle, elle relie les centres des cercles du Fruit de Vie.

Il contient entre autres :

  • Les 5 solides de Platon
  • Les axes de l’espace
  • Les lois fondamentales de la matière

Il est associé à l’archange Métatron dans la tradition gnostique.

5. Les solides de Platon

Les solides de Platon sont cinq formes géométriques parfaites à trois dimensions qu’il définissait comme les briques élémentaires du cosmos:

SolideFacesÉlémentSymbolique
Tétraèdre4 trianglesFeutransformation, énergie
Cube6 carrésTerrestabilité, incarnation
Octaèdre8 trianglesAirmouvement, pensée
Dodécaèdre12 pentagonesÉtherfluidité, émotion
Icosaèdre20 trianglesEauquintessence, univers

On peut retrouver ces formes aujourd’hui en cristallographie, dans les structures molléculaires ou bien dans les modélisations atomiques.

6. Le nombre d’or (φ – Phi)

6.1 Définition

Le nombre d’or régit les rapports idéaux entre les parties et le tout. C’est une constante mathématique représentant le rapport entre la circonférence d’un cercle et son diamètre.

Il est la signature de la croissance harmonique. C’est une leçon de rythme, ni trop, ni trop peu .

Le nombre d’or ≈ 1,618 est une proportion mathématique que l’on retrouve :

  • Dans la nature (coquillages, fleurs, galaxies)
  • Dans le corps humain
  • Dans l’architecture sacrée, pyramides, Parthénon, cathédrales…
  • Dans l’art (Léonard de Vinci)de la renaissance.

6.2 La spirale d’or

C’est une spirale logarythmique avec un facteur de croissance égal au nombre d’or.

La spirale de Fibonacci s’en approche

Elle symbolise :

  • La croissance naturelle sans rupture
  • L’évolution et l’expansion de la vie et de la conscience

Elle unit le mouvement circulaire (éternité) à la progression linéaire (temps).

7. Géométrie sacrée et nature

La nature est une manifestation vivante de la géométrie, et dans sa perfection, elle devient sacrée :

Alvéoles d’abeilles (hexagone), cristaux, flocons de neige, coquilles, disposition des feuilles (phyllotaxie) et des pétales…

Ces formes optimiseraient l’énergie, l’espace et la stabilité.

8. Applications de la géométrie sacrée

8.1 Architecture sacrée

  • Pyramides d’Égypte, Amérindiennes, Chinoises
  • Cathédrales
  • Temples hindous, grecs, cambodgien, mayas…
  • Mosquées et art islamique.

Les proportions sacrées visaient à élever la conscience.

8.2 Art et symbolisme

  • Mandalas
  • Rosaces
  • Icônes
  • Art islamique

8.3 Spiritualité et méditation

La contemplation ou l’utilisation de formes sacrées sont utilisés pour :

  • Harmoniser l’énergie
  • Favoriser la concentration
  • Approfondir la méditation

8.4 Sciences modernes

Certaines structures géométriques apparaissent en :

  • Physique quantique
  • Biologie moléculaire
  • Théorie des champs

Bien que certaines interprétations restent symboliques, les liens entre géométrie et structure du réel sont scientifiquement observables.

09. Géométrie sacrée dans les traditions spirituelles

Les croix (Chrétienne, d’Ankh, Celtes…), pentagramme, étoile de david, sceau de salomon, triquetra, torus, pentacle, mandalas, arbre des séphirot, merkaba, fleur de vie, la liste est longue lorsque l’on parle de géométrie sacrée.

Quelques exemples parmi les plus significatifs :

La fleur de vie est sans conteste la plus connue, on prétend même qu’elle serait la mère de beaucoup d’autres car même si cela s’explique de façon mathématique, beaucoup de symboles peuvent être tracés à l’intérieur :

Fleur de vie
Fleur de vie avec arbre des séphirot
Fleur de vie et merkaba
Fleur de vie et cube de métatron

qui lui même contient bien d’autres formes :

Le tripode
Lo Shu
Le torus
La Triquetra

10. Conclusion

La géométrie sacrée propose bien des visions du monde et de la vie. Elle se situe à la croisée des mathématiques, de la philisophie et de la spiritualité.

S’exprimant à travers la répétition, la symétrie et la proportion, elle est fondée sur l’idée d’un cosmos ordonné, su l’interconnection, les formes porteuses de sens et d’énergie et un univers harmonique.

Qu’elle soit étudiée comme discipline mathématique, outil spirituel ou langage symbolique, la géométrie sacrée continue de fasciner et d’inspirer, reliant l’humain à l’ordre cosmique.